Patrimoine bâti d'Argonne
Protéger, restaurer, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine architectural et bâti de l'Argonne, si riche mais si méconnu et souvent délabré, notamment celui de mon village Vraincourt 55120, écart de Clermont-en-Argonne.
samedi 21 février 2026
EGLISE SAINT-REMI DE VRAINCOURT, AVANCEMENT DES TRAVAUX
lundi 10 mars 2025
ASSOCIATION SAUVEGARDE ET AVENIR DU CLERMONTOIS ARGONNAIS (ASACA) : OBJECTIFS, ADHESIONS ET DONS
Fondée le 9 avril 2024, l'Association Sauvegarde et Avenir du Clermontois Argonnais (ASACA) a pour objet statutaire de :
"contribuer à la sauvegarde et la valorisation des édifices et sites patrimoniaux d'intérêt historique, culturel, artistique ou environnemental, publics ou privés, situés dans la commune de Clermont-en-Argonne, en priorité l'église Saint-Rémi de Vraincourt, et dans les autres communes du Clermontois argonnais, et à cette fin :
(i) identifier les édifices
et sites patrimoniaux en péril et alerter les autorités communales,
départementales et régionales, les propriétaires privés concernés, en
les engageant à réaliser les travaux de sauvegarde et de valorisation
indispensables en respectant leur valeur patrimoniale et les règles de
l'art en matière de restauration ;
(ii) aider les propriétaires
publics ou privés à obtenir des aides en nature ou en argent sous forme
de subventions, de souscriptions, de dons de matériaux ou autres, de
bénévolat ou de prêt d'employés, de la part de l'État, de la Région, du
Département et/ou de la Commune, d'organismes financiers, de fondations,
d'entreprises locales ou de toute personne physique ou morale ;
(iii)
créer des animations locales pour intéresser la population au sauvetage
du patrimoine du Clermontois argonnais ; soutenir les auteurs d'études,
les conférenciers et les visites culturelles sur ce patrimoine ;
médiatiser l'action autour des édifices à sauver ou à valoriser en
contactant la presse locale et en créant un blog ou site internet."
Régime juridique
: ASACA est régie par la loi du 1er juillet 1901; a été enregistrée par
la Préfecture de la Meuse sous No W553006464 ; a été annoncée au
Journal Officiel paru le 25 juin 2024 sous le n° 1043; est immatriculée
au SIRENE avec le numéro SIRET 932 456 759.
Adresse postale : Hameau de Vraincourt, 9 Rte de Clermont, 55120 Clermont-en-Argonne, France
Courriel : "asaca55120@gmail.com"
Site, celui-ci : http://vraincourt-argonne.blogspot.com
Le Conseil d'administration d'ASACA
estime que l'église St Rémi de Vraincourt fait partie du patrimoine
collectif de la commune de Clermont-en-Argonne et du Clermontois
Argonnais en raison de son ancienneté et de son intérêt historique
régional, et qu'il serait donc criminel de faire démolir cet édifice
déjà mis à mal par les manques d'entretien et les guerres au cours des
siècles. Il estime aussi qu'il ne serait pas judicieux de privatiser cet édifice en le cédant à une personnalité locale. En
effet, un projet de cession était en cours de discussion depuis
plusieurs années. Il lui est apparu préférable que la commune en reste
propriétaire et signe une convention avec ASACA en lui confiant la
sauvegarde de l'église, notamment en recherchant les fonds nécessaires
aux travaux urgents, en organisant et supervisant ces travaux avec les
experts et les entreprises, et en entreprenant des actions de
valorisation de ce patrimoine. Ce genre contrat de coopération existe
entre de nombreuses communes et associations.
Une Convention entre la commune de Clermont-en-Argonne et l'Association Sauvegarde et Avenir du Clermontois Argonnais a été signée le 23 avril 2025, aux termes de laquelle " La Commune confie à l'Association, le soin de sauvegarder, restaurer et mettre en valeur, en tant que maître d'œuvre, l'Église Saint-Rémi de Vraincourt ".
Adhésions et dons
En adhérant à ASACA ou en contribuant au financement des travaux de sauvegarde et mise en valeur de l’Église St Rémi de Vraincourt, vous bénéficierez d'une réduction d'impôt égale à 66% du total annuel de vos versements. Par exemple un don de 100 € vous coûtera 44 €. De plus, sauf avis contraire de votre part, votre nom figurera sur la liste des donateurs (plus de 100 €) qui sera affichée dans ou devant l'église à la fin des travaux. Les deux possibilités d'adhésion/contribution :
1. Soit faire un virement électronique depuis votre banque au compte d'ASACA sur le Crédit Agricole de Lorraine.
Pour que nous puissions établir et vous envoyer vos attestations fiscales, n'oubliez pas de nous indiquer votre nom, votre adresse postale et votre adresse mail en nous adressant un courriel à asaca55120@gmail.com .
IBAN : FR76 1610 6850 0496 0331 3748 380
2. Soit par chèque, exceptionnellement si vous ne pouvez pas faire un virement électronique, après nous avoir contactés par courriel à asaca55120@gmail.com pour que nous vous indiquions l'adresse postale d'ASACA.
Un grand merci de votre générosité et confiance
Sources : Statuts et documents internes d'ASACA. Documents du Crédit Agricole de Lorraine et de la plateforme participative Helloasso.
N. B.: Nous regrettons d'avoir dû mettre fin à notre coopération avec la plate-forme participative Helloasso en raison de ses exigences règlementaires et bureaucratiques, notamment sur l'origine de vos dons, l'usage de ces dons par ASACA, et la mise à jour annuelle complète de nos données sur leur site. Ces exigences étaient intrusives et fastidieuses.
CE BLOG SUR LE PATRIMOINE BÂTI DU CLERMONTOIS ARGONNAIS
mardi 24 septembre 2024
EGLISE SAINT-REMI DE VRAINCOURT, VITRAUX ET ARMOIRIES
L’Église est éclairée par plusieurs vitraux installés après la Première Guerre Mondiale en remplacement de ceux détruits par des obus en 1916, notamment celui du cœur derrière le maître-autel au Nord, celui de la Chapelle de la Ste Vierge à l'Ouest et celui en haut de la nef à l'Est. Ces trois vitraux ont été offerts par trois des quatre enfants de Pierre-Charles, comte d'Anthouard de Vraincourt (1855-1940), et de Louise-Marie de Monseignat (1861-1935), son épouse dont la famille est originaire de la ville de Rodez en Aveyron.
VITRAIL DU CŒUR DERRIÈRE L'AUTEL
Ce vitrail qui représente Jésus apparaissant à Ste Marguerite-Marie Alacoque et lui montrant son cœur (inspiratrice du culte au Sacré-Cœur de Jésus à partir du XVIIe siècle), a été offert par le vicomte Charles-Eugène d'Anthouard de Vraincourt (1886-1961) et son épouse Antonine de Francqueville (1891-1983), les grands-parents du propriétaire actuel du château. La famille d'Anthouard de Vraincourt, propriétaire du château et des terres de Vraincourt depuis 1767, est originaire de l'Autunois, porte depuis le 1er Empire les armoiries « Écartelé : au I, du quartier des comtes militaires de l'Empire ; au II, coupé : a) de gueules, b) d'azur à trois roses d’or rangées en fasce ; au III, d’or à la pyramide de sable, surmontée d’une étoile d’azur ; au IV, d’or à trois écrevisses de gueules posées en pal et rangées en fasce. » La famille de Francqueville est originaire du Pas-de-Calais, porte les armoiries « d'azur à l'étoile d'or surmontée d'un lambel du même à trois pendants » Cette famille compte notamment le chevalier d'Abancourt qui fut le dernier ministre de la guerre de Louis XVI. Ces armoiries sont représentées en bas du vitrail surmontée d'une couronne de vicomte, titre de Charles-Eugène jusqu'à la mort de son père en 1940.
VITRAIL DE LA CHAPELLE OUEST
Ce vitrail qui représente Saint Charles Borromée visitant les pestiférés, a été offert en 1934 par Marguerite-Marie d'Anthouard de Vraincourt (1893-1979) et son époux Louis-Valentin Chodron de Courcel (1879-1950), archiviste paléographe. Ce sont les armoiries des familles Chodron de Courcel « de gueules à trois chaudrons d'or, 2,1. » (avec un additif dans le 1er quart, à savoir dans les coins quatre petits rectangles et au centre un arc tendu avec une flèche) et d'Anthouard de Vraincourt qui figurent respectivement à gauche et à droite en bas du vitrail. La famille Chodron de Courcel est originaire de Toul et porte le titre de baron par lettres patentes de 1867. Le père de Louis-Valentin était maire d'Athis-Mons.
Saint Charles Borromée est un évêque italien du XVIe siècle, artisan de la contre-réforme catholique introduite par le Concile de Trente, notamment en matière de gestion des hôpitaux. Les habitants du pays, traumatisés par l'épidémie de choléra de 1848, étaient très attachés à ce saint. Le nouveau vitrail remplaçait à l'identique celui détruit en 1916.
VITRAIL DE LA NEF A L'EST
Ce vitrail représente la première apparition de la Ste Vierge Marie à Ste Bernadette de Lourdes, le 11 février 1858, confirmant quatre ans après le dogme de l'Immaculée Conception. L'original de ce vitrail a été offert par Marie-Louise d'Anthouard de Vraincourt (1888-1918) et son époux Marie-François de Poret, Marquis de Civille (1885-1918). Ils mourront tous deux de la grippe espagnole en 1918. Le grand-père de Marie-François, Léon de Poret de Blosseville fut autorisé à reprendre le nom de sa mère, Civille, alors éteint. La famille de Civille porte la devise « Aut civile, aut nihil » (Soit citoyen, soit rien). Les armoiries de Civille « d'argent en chef d'azur, chargé d'une fleur de lys, accompagnée de deux molettes d'éperon de même » figurent en bas du vitrail à gauche de celles portées par les d'Anthouard. La date du 8 décembre 1854, au-dessus des armes, est celle de la proclamation officielle du dogme de l'Immaculée Conception par l’Église Catholique (la Ste Vierge Marie serait née préservée du péché originel, privilège accordée par Dieu à celle qui allait donner naissance à Jésus, considéré par les chrétiens comme vrai Dieu et vrai homme). Ce vitrail, détruit en 1916, sera remplacé à l'identique entre les deux guerres mondiales par Pierre-Charles d'Anthouard de Vraincourt, le père de Marie-Louise.
VOUTE DE LA CHAPELLE OUEST
Les armoiries « d'argent à cinq annelets de gueules posés en sautoir 1,2,1 et accompagnés de quatre mouchetures d’hermine de sable 1,2,1 » de la famille de Rarécourt, dit de La Vallée de Pimodan, sont sculptées sur la clé de voûte de la Chapelle de la Ste Vierge, autrefois dédiée à Saint Nicolas et bâtie par cette famille. Le premier membre connu de cette famille qui a été seigneur de Vraincourt avant les d'Anthouard, est Claude de La Vallée (mort en 1538), Écuyer, Prévôt, Receveur et Gruyer de Clermont par provisions du Duc (Antoine le Bon) de Lorraine le 30 avril 1515, marié à Claudine de Génicourt. La famille La Vallée possédait, entre autres, les châteaux de Moncel et de Pimodan, près d'Aubréville, aujourd'hui détruits.
jeudi 15 août 2024
PATRIMOINE BATI ET POLITIQUE LOCALE
Notre patrimoine culturel commun recouvre des éléments (i) matériels mobiliers (peintures, sculptures, monnaies, instruments de musiques, armes, manuscrits, etc.) et immobiliers (maisons, églises, monuments divers, sites archéologiques, etc.), (ii) immatériels (langues, traditions orales, arts du spectacle, rituels) et (iii) naturels (sites naturels de grande beauté ou à grande diversité biologique, formations physiques ou géologiques, etc.). Ce patrimoine est chargé de significations multiples d'ordre culturel, historique, esthétique, biologique ; il constitue une richesse collective ; il est transmis de génération en génération ; il exprime la vérité du passé et porte les racines du présent. Détruire ou laisser se détruire ce patrimoine est une attitude irresponsable et suicidaire qui caractérise les gouvernements des pays totalitaires et les personnes physiques et morales animées par le matérialisme et le productivisme ambiants.
Le patrimoine bâti digne d'intérêt s'élèverait en France à quelque 400.000 monuments. Ceux-ci peuvent appartenir à l’État (5%), aux collectivités territoriales (46%) ou aux personnes privées (49%). Ils peuvent être protégés par classement (environ 15.000, par exemple l'église St Didier de Clermont-en-Argonne ou son plateau Ste Anne) ou par inscription (environ 28.000, par exemple la maison rurale à pan de bois de Vraincourt, la motte castrale du Châtelet à Vraincourt ou le colombier d'Auzéville), ou n'être ni protégés juridiquement ni même inventoriés par les autorités culturelles (comme beaucoup de châteaux, par exemple le château du 18e siècle de Vraincourt, le château du 17e siècle de Courcelles ou de nombreuses églises et maisons rurales ou urbaines remarquables dans nos villages argonnais).
Une partie des travaux de restauration et d'entretien des monuments protégés est prise en charge par l’État, généralement à raison de 50% pour les monuments classés et 25% pour ceux inscrits. Toute transformation, réparation ou transaction (vente, lègue ou don) concernant le bâtiment protégé doit faire l'objet d'une information ou autorisation préalable. Tous les travaux, même ceux soumis à simple déclaration préalable, doivent faire l'objet d'un permis de construire et être exécutés en recourant à un architecte. Des temps d'ouverture au public sont imposés. En contrepartie l'entretien est partiellement financé par l’État ou les collectivités territoriales et une défiscalisation est possible pour le propriétaire. Certains propriétaires de biens inscrits semblent ignorer ces dispositions ou n'en tiennent pas compte.
Il existe quelque 6.000 associations patrimoniales qui ont un rôle de surveillance et de mise en valeur du patrimoine culturel et naturel (mais rarement de réhabilitation), dont les principales, regroupées dans une forme de G9, sont : la Demeure historique (2300 propriétaires privés), la Fédération nationale des association de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (FNASSEM), la Fondation du Patrimoine, la Ligue urbaine et rurale, Maisons paysannes de France, Remparts, Sauvegarde de l'art français, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, et les Vieilles maisons françaises.
Une politique du patrimoine doit toujours comprendre deux volets : un volet restauration/entretien du patrimoine bâti remarquable, protégé ou non, et un volet promotion (via les médias, les offices du tourisme, la publication de brochures et dépliants, etc.) et mise en valeur de celui-ci (accueil du public, des scolaires, expositions, spectacles vivants, tournage d'un film, musée rural, etc.) Les élus des collectivités territoriales qui se contentent d'entretenir a minima leurs monuments, sans un projet sérieux d'animation, ne peuvent prétendre être attachés à leur patrimoine local. Celui-ci n'est pas un objet inerte et stérile qui serait à la merci d'une changement d'équipe dirigeante ou des priorités du moment. Une politique du patrimoine doit avoir une certaine continuité à l'instar des biens venus du passé qu'elle protège, et doit toujours associer la population à sa mise en œuvre, car le patrimoine, qu'il soit public ou privé, est un bien commun à tous. Quelles sont les retombées d'une politique locale du patrimoine ? Des retombées économiques évidentes en terme d'emplois, d'activités dans l'hôtellerie et la restauration. Mais aussi des retombées moins tangibles, comme le sentiment de fierté et bien-être collectif, la contribution à la cohésion sociale et à l'identité territoriale, la disponibilité d'un outil d'éducation historique et artistique, la naissance d'une dynamique entre patrimoine et création artistique, la propagation d'une image positive sur la région dans le public à l'extérieur de celle-ci.
Sources : Documents de l'UNESCO sur le Patrimoine mondial commun de l'humanité; publications d'associations et blogs patrimoniaux.
mercredi 30 octobre 2013
AUTRES VILLAGES DU CLERMONTOIS
samedi 23 mars 2013
PATRIMOINE BATI ET PLAN LOCAL D'URBANISME (P.L.U.)
| Église St-Rémi de Vraincourt (12e) |
Un premier projet de Plan local d'urbanisme (P.L.U.) pour Clermont-en-Argonne et les communes ou hameaux rattachés (Auzéville, Jubécourt, Parois, Vraincourt) est consultable en Mairie pour recevoir les avis de la population. Comme dans la plupart des petites communes, ce projet a été élaboré par un cabinet-conseil en procédant sur certains points à une analyse généralement appropriée de la situation et des besoins en matière d'urbanisme local stricto sensu ; mais sur d'autres points ce cabinet-conseil, comme beaucoup de ses semblables,
| Colombier et lavoir à Auzéville |
| Maison rurale à Auzéville |
| Moulin d'Auzéville |
Ce n'est pas le cas du projet actuel de P.L.U.. Cette absence d'inventaire ne peut être qu'un « oubli » du Maire compte tenu de son d'intérêt déclaré pour le patrimoine de sa commune et des communes rattachées à Clermont-en-Argonne. Ceci doit être corrigé en engageant en urgence un inventaire exhaustif de ce patrimoine bâti, paysager et boisé, qui doit être piloté par le cabinet-conseil chargé d'élaborer le P.L.U. et doit faire appel à la participation de la population locale bien au fait des éléments remarquables de ce patrimoine tant public
| Maisons anciennes à Clermont |
| Maison bien restaurée à Clermont |
| Bâtiments à restaurer à Clermont |
mercredi 6 mars 2013
LES VESTIGES GALLO-ROMAINS DE VRAINCOURT 55120
| En tirets rouges, horizontalement la Voie romaine Reims-Metz et verticalement le diverticule "Route des Ardennes" (autre tracé possible, en jaune, au sud des "Grandes Grèves") |
Voies romaines passant à Vraincourt
- Vienne-La-Ville
- La forêt domaniale des Hauts-Bâtis
- Lachalade (sud) en traversant la Biesme (rivière) à Pont-Verdunois
- Forêt domaniale de Lachalade, par carrefour de la Croix de Pierre
- Lochères (sud)
- Pont de Soiron (sur le Ruisseau du Maconrut)
- Vraincourt (nord) en traversant l’Aire (rivière) entre les lieux-dits "Grandes Grèves" et "Pierre-à-Villée", à la limite des communes de Clermont/Vraincourt et d’Aubréville (environ 800 m du château)
- Brabant-en-Argonne
- Jouy-en-Argonne
- Sivry
- Verdun
Vestiges antiques et gallo-romains découverts à Vraincourt
Ces vestiges découverts fin 19e siècle et début 20e ne sont plus visibles et les objets trouvés ont été remis au Musée de la Princerie à Verdun ou au Musée Barrois à Bar-le-Duc. On peut regretter que les objet exposés dans ces musées n'ont souvent pas d'indication du lieu d'origine !
Diverses communications de M. G. Chenet à la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc
lundi 25 février 2013
LA MAISON A PANS DE BOIS DE VRAINCOURT 55120 EN PERIL
La maison à pans de bois, située 15 route de Clermont RD 603 (ex RN 3) à Vraincourt, a été construite au 16e siècle, style Renaissance, et modifiée aux 18e et 19e siècles. Elle comprend un sous-sol de 4 caves (dont 2 voûtées), un rez-de-chaussé avec four à pain et un comble à surcroît. Son toit à longs pans était couvert de tuile creuse. Cette maison ou plutôt sa façade est classée à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) depuis 1990. Malheureusement cette protection est symbolique, car cette maison continue à se dégrader du fait de la négligence du propriétaire et de la "maladresse" des conducteurs d'engins agricoles ou d'autres véhicules.
La maison est restée longtemps sans couverture, a été heurtée par une automobile qui a fait sauter une pierre à la base du pilier entre les deux portes de la façade, a subit dans le chaînage d'angle des chocs répétés par des engins agricoles ou des camions. Actuellement toiture en tôle ondulée et mur arrière consolidé et rejointé au mortier de ciment (au lieu de chaux)!
Il
y a une dizaine de jours un nouveau choc a arraché tout le chaînage,
mettant en grave péril toute la construction. Les pierres portent des
traces de ce choc à 50 et 100 cm de hauteur… Il s'agirait cette fois-ci d'un camion de transport dont l'arrière a heurté la maison en sortant du chemin
Aubréville-Vraincourt. Le propriétaire de la maison aurait engagé des démarches pour faire jouer les assurances; espérons qu'elles aboutiront et que le chainage pourra être remonté. Les agriculteurs du hameau
semblent souhaiter le déplacement (la destruction) de cette maison qui
gène le passage d'engins agricoles de plus en plus larges. Pourtant ces engins pourraient passer un peu plus haut dans le village. Ce chainage a été réparé puis encore heurté faisant retomber deux blocs de pierres qui restent au sol depuis !
Quand
on voit l'état des autres constructions de Vraincourt, il est probable
que ce hameau ne sera plus que ruines dans quelques années sauf les
quelques maisons récentes en parpaings ou les bâtiments d'exploitation en tôles. Le déclin continu de la Meuse n'est pas dû à un
manque de ressources naturelles mais à la mentalité suicidaire de la
majeure partie de sa population et de ses élus qui semblent de désintéresser de
tout ce qui n'est pas directement productif à court terme ! Le patrimoine est pourtant le
terreau de l'innovation, et donc de la prospérité ...
[révisé le 24/09/2024]
jeudi 9 juin 2011
EGLISE SAINT-REMI DE VRAINCOURT, LES CLOCHES - rév. 1
| L'auteur de ce blog, après une escalade périlleuse, décrypte les textes gravés sur les deux cloches de l'église Saint-Rémi de Vraincourt |
Elle avait déjà été refondue en 1753 et portait alors l'inscription : "AU NOM DE LA TRÈS STE TRINITÉ EN L’ANNÉE 1753 J'AY ÉTÉ BENITTE PAR ME JEAN HUMBERT PRETTE CURE DE VRAINCOURT, J'AY ÉTÉ NOMMÉE LOUISE PAR MESSIRE JEAN IGNACE SAILLET ÉCUYER CAPITAINE AU RÉGIMENT DE TALASINE, LIEUTENANT DES MARÉCHAUX DE FRANCE ET SEIGNEUR DE JUBECOURT ET VRAINCOURT, ET PAR DAME LOUISE SON ÉPOUSE; QUE NOS SONS SOIENT TOUJOURS LA TERREUR DES DÉMONS". La même avait auparavant l'inscription en lettres gothiques : "JE FEU FAIT L'AN MILLE [illisible] ET VINT SET".
Clermont-en-Argonne, les cloches de l'église Saint-Didier. Hubert Philippe (auteur éditeur), Clermont-en-Argonne, 2012 (31 p.)
jeudi 31 mars 2011
ÉGLISE SAINT-RÉMI DE VRAINCOURT, L’INTÉRIEUR - rév. 1
Le cœur de l'église Saint-Rémi de Vraincourt, avec sur la gauche la chapelle de La Sainte Vierge (Photo 2009)
|
| Entrée de l'église Saint-Rémi de Vraincourt, avec son confessionnal et sa tribune qui donne accès au clocher (2009) |
Le cœur est la partie la plus ancienne (12esiècle) de l'église. C'est au pied des marches que se trouvent la tombe de Nicolas Fourau, curé décédé en 1567, dont il est question dans un précédent message.
Des travaux intérieurs ont été faits en 1717 : "... le grand autel de l'église paroissiale de Vraincourt a été reculé contre le mur de l'orient et la nouvelle fenestre bastie derrière le coeur, les deux piliers entre le coeur et la nef de ladite église élevés à la place d'une arcade qui bouchait la vue du coeur à la nef ..." [Registre paroissial]
Les stèles de Stanislas-Catherine d'Anthouard (+ 1782) et de Anne-Catherine de Saint-Vincent (+ 1848) et de ses deux enfants, mentionnées dans le même précédent message, sont dans la chapelle latérale à gauche du cœur. Cette chapelle en l'honneur de la Ste Vierge Marie était autrefois placée sous la patronage de Saint Nicolas. Les vitraux et les cloches de l'église vous seront présentés dans un prochain message.
On
trouve en haut de la nef une statue en pierre de la Vierge à l'enfant
tenant un oiseau (15e, protection MH en 1981) et au-dessus de la porte
latérale un Christ en croix de facture assez primitive (15e ou 16e
siècle).
